Bus de l’enfer vers Balikpapan et changement de planning

Le 4 avril 2018

Pour aller de Loksado à Balikpapan, il n’y a pas vraiment de chemin direct en transport public. Il faut retourner à Kandagan et y prendre un bus de 12 h environ. Etant donné que le seul transport public de Loksado à Kandangan démarre à 7 h du matin, on se lève à 6h30 pour se préparer et se poster le long de la route tandis que le village se réveille doucement. C’est parti pour une longue journée. Une heure plus tard, nous arrivons au terminal de bus de Kandangan. Heureusement qu’on nous y dépose gentiment parce qu’on pensait que c’était ailleurs ! Ensuite ? On attend le car vers Balikpapan. Le premier devrait passer vers 15 h. Va pour attendre alors, ce n’est pas comme si on avait le choix. Tandis qu’on bouquine, joue sur le smartphone, ou encore fait une petite sieste, nous nous faisons également un copain, chauffeur d’angkut, qui pratique son anglais avec nous et nous parle de tout et de rien. Paul finit même par aller boire une petite liqueur avec ses copains et lui (tous sont chauffeurs, certains sont cathos, d’autres musulmans mais bon, ce n’est jamais qu’un petit verre). Enfin, vers 17 h, le car tant attendu arrive avec deux heures de retard. Pas de clim mais bon, vu qu’il roule de nuit, les fenêtres ouvertes, ça devrait aller. Une fois les sacs en soute et nos amis salués, le car finit par démarrer pour la nuit.
 
Copinage au terminal de Kandangan
La nuit. Ce moment habituellement si paisible, où l’on se laisse aller au sommeil, où l’on recouvre ses forces dans le silence et l’obscurité. Sauf quand c’est dans un bus du genre…
Ici, les gens fument un peu partout dans le bus, la musique va à fond à tout moment de la nuit (une délicieuse musique électronique qui tourne en boucle avec des basses à labourer un champ), la place est assez limitée pour les jambes (surtout quand on a des grandes jambes comme Paul) et le chauffeur est l’homme le plus confiant du monde. Ce dernier point particulièrement est assez frappant. Tandis que le bus circule de nuit sur des petites routes de montagne sinueuses, notre chauffeur est tranquillement en train de fumer avec une main et de téléphoner avec l’autre. Tout ceci en dépassant des camions alors qu’un autre camion arrive en face, en manquant de renverser les motos qui roulent sur le côté de la route ou encore en prenant ses virages le plus vite possible. Heureusement qu’il ralentit un peu lorsqu’il est au téléphone ou qu’il pleut ! Les chauffeurs de camion arrivant en face semblent avoir la même confiance en eux, tout le monde se klaxonnant joyeusement pour prévenir qu’il est en train de déborder à pleine vitesse sur l’autre bande dans les tournants. Bien que toutes les conditions soient réunies pour un bon dodo, on a un peu du mal à fermer l’œil avec l’adrénaline et notre vie qui défile devant nos yeux. Francé est presque au bord des larmes et nous avons rarement autant penser aux gens qu’on aime. Rajoutons en plus de ça qu’il fait moite à mourir et que le monsieur devant nous passe les deux dernières heures du trajet à vomir et nous obtenons un trajet assez éprouvant. Tout cela pour dire qu’après 12 h de trajet où Francé n’a pas dormi, crispée au siège, les yeux écarquillés à regarder la route pour le chauffeur et où Paul a réussi à dormir quelques minutes/heures la tête tombant à gauche à droite (fataliste sur son sort mais étant tout de même réveillé régulièrement en sentant le car flancher dans les tournants), nous sommes plus que soulagés d’enfin arriver à l’embarcadère du ferry amenant le car à Balikpapan.
 
Le bus de l'horreur
Après une heure de traversée sur le pont du ferry nous amenant à Balikpapan, dans les dernières heures d’obscurité de la nuit, notre car nous dépose au terminal nord de Balikpapan où nous négocions un angkut vers le centre et l’auberge que l’on a repérée. A 8 h du matin, enfin, épuisés, nous disposons d’une chambre (un peu plus chère qu’on s’attendait) et d’un mandi ! (sdb indonésiennes composées d’un grand bassin et d’un petit sceau pour se laver) Mais pas trop de temps pour dormir. On s’accorde deux heures de sommeil puis nous nous levons péniblement pour aller lancer notre procédure de prolongement de visa au bureau d’immigration. Une fois que ça se sera fait, il sera temps de se poser et de dormir pour de bon ! On avale un bout sur le chemin et après un kilomètre et demi de marche sous le soleil de midi, nous parvenons à l’adresse du bureau d’immigration…qui est totalement en chantier : l’adresse a changée provisoirement et est à 5 km hors de la ville… Pas vraiment ce qu’il nous fallait aujourd’hui…

En pleine déprime et crevés, il nous faut un coup de boost. C’est le Dunkin Donuts qui nous le donnera ! Un donuts, un café et une connexion internet pour se remotiver et on y retourne !
 

On reprend nos esprits après un café et un bon donut !
Encore un kilomètre et demi au soleil et nous voilà à un terminal d’angkut d’où est censé partir le angkut qui peut nous déposer au bureau d’immigration (« Kantor Immigrasi »). Cette fois, nous avons checker le prix approximatif que ça devrait coûter pour ne pas se faire avoir comme le matin (où on a payé plus cher que prévu). Un conducteur nous propose de monter dans son angkut pour la destination qu’on lui demande et pour le prix normal. Ce n’est pas la ligne d’angkut qu’on a repérée mais il nous assure qu’il va à notre destination et vu qu’on a pas regardé où allaient les autres lignes, c’est surement possible que plusieurs lignes partent dans cette direction. Oké alors. On suit quand même le trajet avec le GPS en main puis alors que le conducteur s’écarte tout juste du chemin prévu il nous dit « Voilà, on y est ! A votre rue ». Sauf que le GPS indique que ce n’est pas du tout du tout notre rue, on devrait être plusieurs kilomètres plus loin. Ça nous énerve parce qu’on comprend qu’il a juste voulu nous arnaquer en pensant qu’on ne saurait pas dans quelle rue on serait. Merci le GPS et **** le chauffeur… Toujours pas ce qu’il nous fallait aujourd’hui. On ne le paie pas et on sort pas content.
En regardant sur le GPS, on voit qu’on peut couper à travers un quartier résidentiel pour rejoindre la ligne d’angkut prévue initialement. Les gens nous saluent avec le sourire en nous voyant et ça nous décolère un peu. Après encore une marche d’un kilomètre et demi, nous interpellons enfin l’angkut prévu sur son chemin, en compagnie de petites écolières. On pratique notre indonésien en leur demandant confirmation du prix. Cette fois le chauffeur est posé et sympa, nous demande où nous allons et prend bien soin de nous déposer devant le bureau d’immigration, pour le prix normal et avec le sourire. Ouf ! Comme quoi, on peut vraiment tomber sur tout.
Après plusieurs expériences, on apprendra que les conducteurs postés aux terminaux sont quasi toujours des arnaqueurs à touristes. A chaque fois ils nous disent des prix démesurés (jusqu’à x5 !), alors que si on va 100 mètres plus loin happer un transport sur la route, tout se passe parfaitement.

Seulement, une autre mauvaise nouvelle nous attend. Une fois au bureau, les employés nous expliquent gentiment que la durée de notre visa ne peut être étendue maintenant parce que nous ne sommes pas assez proche de la durée d’expiration… Raaaah, tout ça pour ça 🙁 . Bon on retourne à notre auberge alors. Cette fois le trajet se passe sans soucis et nous enchainons deux angkuts avec d’adorables chauffeurs jusqu’à notre auberge.
C’est déjà la fin d’après-midi et nous passons finalement la soirée et notre souper sur la petite plage juste dernière notre logement. Des bières sont même disponibles à des prix exagérés. Mais bon, il nous faut bien ça après la journée qu’on a eu.

Après enfin un bon dodo tant attendu, le lendemain, nous changeons de logement pour un endroit plus central. Pour le même prix, nous nous retrouvons dans un mega hôtel luxe (pour nous en tout cas) ! Nous passons une nuit de plus à récupérer puis partons prendre le bus pour Samarinda le jour d’après (heureusement celui-ci dure trois heures et est de jour).
En route en angkut vers le terminal d’où nous sommes arrivés à Balikpapan, nous réalisons après avoir demandé au guichet pour aller à Samarinda que ce que nous pensions être un terminal n’est en réalité qu’un stop pour les bus arrivant depuis Banjarmasin. Le vrai terminal est à deux kilomètres. Hop, on remet notre sac sur le dos et de nouveau, on marche jusqu’au vrai terminal, en coupant à travers un nouveau mignon petit quartier résidentiel. Enfin, nous arrivons et montons dans un bus vers Samarinda. Le bus est moins dangereux et la route jolie, c’est déjà bien mieux et on somnole un peu. Une fois à Samarinda, même refrain qu’à Banlikpapan. Un angkut négocié au terminal, demande de directions aux gens et finalement se poser à l’auberge (qui est ridiculeusement peu chère ici, 120 000 RP = 7€).
 

Les quartiers résidentiels de Balikpapan
Bien qu’il y ait quelques endroits à voir à Samarinda, nous avons un coup de blues et le sentiment de courir un peu dans tous les sens depuis Balikpapan. En effet, notre plan initial était de prolonger notre visa à Balikpapan puis remonter la rivière dans la jungle à Samarinda. Mais sans ça et avec le bureau d’immigration de Samarinda loin (et sans certitude qu’on pourra déjà le prolonger), on hésite à entreprendre notre petit voyage sur la rivière, surtout qu’il faudra sans doute un guide, s’organiser, dépenser pas mal et tout.
Il est décidé de passer la journée à planifier la suite, jusqu’à ce qu’on soit fixés. Les heures passent donc à lire tout le guide, à regarder sur internet, et finalement, nous prenons une décision. On fait une croix sur la rivière, et décidons de quitter l’île de Bornéo ! Il est vrai que nous sommes sur l’île depuis 1 mois et demi (1 mois en Malaisie) et un changement d’air nous ferait du bien pour nous rebooster un bon coup.
Nous optons de mettre le cap vers l’île de Sulawesi. Il nous faut donc retourner à Balikpapan pour prendre l’avion vers Makassar, la capitale de l’île. Là, nous pourrons prolonger notre visa et visiter les environs pendant une dizaine de jours. Le timing sera précis cette fois, car nous avons repéré qu’il y a un ferry toutes les deux semaines pour une de nos destinations clés, l’île de Florès, mais ça sera dans un autre épisode 😉
 

La cigarette

Petite parenthèse, nous avons remarqué que la cigarette est omniprésente en Indonésie. On peut notamment fumer dans les endroits publics, restos, transports etc. Mais aussi, il y a de la publicité tapageuse tous les 20 mètres. En effet, les pubs pour les cigarettes sont impressionnantes par leur fréquences (partout, tous les restos, les carrefours, les pilônes électriques… même à la télé), leur taille (on en a vu qui faisait jusqu’à la largeur d’une route à 4 bandes), mais surtout, leurs slogans ahurissants !
Voici nos préférés :

  • A new world ! (Un nouveau monde !)
  • Party starts here ! (La fête commence ici !)
  • I dare ! (J’ose !)
  • Go ahead ! (Va de l’avant !)
  • Et le meilleur : Never quit ! (N’arrête jamais !)

Les pubs sont souvent accompagnées de belles photos du cancer de la gorge, mais on doute de leur effet.
On a aussi remarqué que seuls les hommes fument. On propose souvent des cigarettes à Paul, mais jamais à Francé.
 

Deux pubs pour la cigarette (l'affiche PRO et celle sur le piquet)
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